• Alcool et sénior

    Des chercheurs américains ont étudié les effets de l'alcool sur les conducteurs de plus de 55 ans qu'ils ont comparé à un groupe de jeunes âgés de 25 à 35 ans. A la lumière de leurs résultats, ils préconisent de revoir la limite légale d'alcool au volant pour l'adapter à l'âge.
    Publié dans l'édition de février de la revue Psychopharmacology , ils ont étudié le comportement de deux groupes, soit 36 personnes âgées de 25 à 35 ans, et 36 autres entre 55 et 70 ans. Tous ont dû se prêter à un test de conduite sur un simulateur, avant et après avoir bu un verre d'alcool. Pendant les deux phases de tests, les scientifiques ont relevé les capacités des conducteurs à rester au centre de la voie, à respecter la limitation de vitesse et ont également mesuré leur temps de réaction. Les effets de l'alcool se sont fait ressentir dès le premier verre dans le groupe des 55-70 ans. Même faiblement alcoolisés, les 55-70 ans ont été plus sensibles et ont montré une conduite plus saccadée que le groupe de jeunes.
    Pour les scientifiques, ces constatations montrent bien que les effets de l'alcool s'amplifient avec l'âge, quelle que soit la dose consommée. Ils préconisent ainsi de revoir les limites légales pour tenir compte des différentes tranches d'âge des conducteurs.
    Difficile semble-t-il à mettre en pratique mais intéressant en terme de constat.
    Source ; Metronews

     


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  • Consommer plus de 3 verres par jour entraine un déclin de la mémoire

    D’après les résultats d’une étude parue dans la revue Neurology il apparait qu’une consommation supérieure à trois verres d’alcool par jour pour les hommes entraîne un déclin de la mémoire et des capacités mentales allant de 1,5 ans à 6 ans.

    Les auteurs de l’étude ont analysé, à 3 reprises à 5 et 10 ans d'intervalle, les données d’environ 5.000 hommes et d’environ 2.000 femmes. Après 10 ans, alors qu'ils étaient âgés en moyenne de 56 ans, les participants ont passé des tests de mémoire et de coordination de l'attention et du raisonnement. Il apparaît, pour les hommes, qu’une consommation légère à modérée n'affecte pas la mémoire et les capacités mentales, mais qu’une consommation de plus de 3 verres par jour (36 grammes d'alcool) entraîne un déclin cognitif plus rapide de 1,5 ans à 6 ans. Concernant les femmes, l’enquête ne comptait pas un nombre suffisant de participantes consommant de grandes quantités d'alcool pour tirer des conclusions.

    Lire l'article Alcohol consumption and cognitive decline in early old age, dans la revue Neurology


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  • Une mutation dans un gène responsable d’une consommation excessive d'alcool, vient d’être identifiée par ces scientifiques de l’Université de Newcastle. Et, au-delà de cette découverte, sur la souris, présentée dans l’édition du 3 décembre de Nature Communications, il y a toute l’explication du mécanisme qui sous-tend cette propension. Si un mécanisme similaire était confirmé chez l’Homme ce serait une toute nouvelle voie thérapeutique qui s’ouvrirait alors.

    La mutation génétique qui fait boire jusqu’à l’ivresseL'étude montre que les souris normales ne montrent aucun intérêt dans l'alcool et boivent peu ou pas d'alcool quand on leur laisse le choix entre de l’eau et de l’alcool dilué. En revanche, des souris porteuses de cette mutation dans le gène Gabrb1 vont majoritairement choisir l'alcool et en consommer à hauteur de 85 % du total de leur apport quotidien en liquide.

     

     

    C’est un consortium de chercheurs de 5 universités britanniques, dont l'Imperial College et l'University College de Londres qui vient de faire cette découverte et s’étonne même qu'un petit changement dans le code d’un seul gène puisse avoir de tels effets sur un comportement aussi complexe que la consommation d'alcool. Le gène a-t-il une influence similaire chez les humains ? Si c’était le cas, cette découverte ouvrirait une toute nouvelle voie thérapeutique pour lutter contre l’alcoolodépendance.

    Des souris qui s’enivrent : Au départ, c’est en introduisant des mutations subtiles dans le code génétique et au hasard dans le génome de souris, testées sur leur comportement vis-à-vis de l'alcool, que les chercheurs ont pu identifier Gabrb1 et sa mutation responsable d’une telle préférence. Une seule mutation ponctuelle dans une paire de bases du gène suffit à déclencher cette préférence. A tel point, que des souris porteuses de cette mutation sont prêtes à faire des efforts pour obtenir la boisson alcoolisée, en appuyant sur un levier et peuvent même s’acharner sur de longues périodes. Elles se mettent à consommer tellement d'alcool qu’elles s'enivrent en une heure au point de ne plus pouvoir coordonner leur mouvement.

    Le récepteur GABA à nouveau impliqué : Le gène Gabrb1 code pour une composante importante du récepteur GABA dans le cerveau. La mutation du gène conduirait le récepteur à s’activer spontanément, même lorsque le déclencheur habituel de GABA n'est pas présent. Ces modifications interviennent tout particulièrement dans la zone du cerveau qui contrôle les émotions agréables et récompense, le noyau accumbens. La mutation entraîne une activité électrique spontanée du cerveau dans le noyau accumbens et plus le signal électrique augmente, plus le désir de boire augmente aussi, au point que les souris sont prêtes à « travailler » longtemps pour en obtenir. Le système GABA a déjà été impliqué dans le contrôle de la consommation d'alcool. Cette étude montre l’effet significatif de la mutation du gène Gabrb1 et révèle le mécanisme impliqué.

    De la consommation à la dépendance : Ses résultats pourraient éclairer le passage d’une simple consommation à la dépendance en cas de prédisposition génétique. L’identification d’un mécanisme similaire chez les humains permettrait d’identifier les personnes les plus à risque de développer une dépendance et de s'assurer qu'elles sont détectées et prises en charge de manière efficace.

    Source: Nature Communications Mutations in the Gabrb1 gene promote alcohol consumption through increased tonic inhibition (Visuel NIH “Neurobiology of Alchohol Dependence”)


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  • Un ancien alcoolique qui s'est sorti de cette maladie, peut-il reboire un verre de temps à autre? Pierre Veissière, psychologue, démontre qu'il n'y a malheureusement pas d'entre-deux lorsqu'on a déjà été dépendant à l'alcool.

    L'alcoolique qui s'arrête de boire pour effectuer un sevrage caresse un rêve : celui de cesser de boire pendant le temps nécessaire à bien évacuer toute trace d'alcool de l'organisme, et ensuite, après cette purification, de pouvoir reboire normalement, comme tout le monde mais, cette fois, raisonnablement.

    Est-on alcoolique à vie ? En finir avec certaines idées reçues.

    Une personne qui a un usage nocif de l'alcool, qui s'alcoolise trop, ou trop fréquemment, est capable de diminuer sa consommation d'alcool si elle n'est pas alcoolique au sens strict, c'est-à-dire si elle n'est pas alcoolo-dépendante.

    Mais si elle l’est devenue, elle n'a pas, ou elle n'a plus, la capacité de maîtriser sa consommation d'alcool. Elle ne peut désormais ni la diminuer durablement, ni l'arrêter. Malgré les dégâts causés. Malgré la connaissance des conséquences néfastes.

    Un alcoolo-dépendant, dans l'alcool, ne peut pas s'empêcher de boire. Ceci est vrai pour les buveurs quotidiens comme pour les alcooliques intermittents. Il est donc fondamental de faire le diagnostic de dépendance, puisque le "consommateur excessif", dûment informé des risques qu'il encourt, peut arrêter sa consommation, ou la diminuer, alors que le dépendant en est incapable.

    Taper "suis-je alcoolique ?" sur Google, et passer les questionnaires Audit, DSM IV… donne de bonnes premières indications. En cas de dépendance, dans l'état actuel des connaissances avérées, la condition nécessaire pour enrayer la maladie est l'abstinence. Totale, définitive, l'abstinence complète. C'est le fait brut, sans considération sentimentale : si l'on cesse de boire, la maladie est endiguée. 

    Je ne connais pas, et les associations d'entraide non plus, de cas d'alcoolo-dépendants confirmés qui puissent reboire impunément. Dans les zones cérébrales impliquées, dans le fonctionnement des neurotransmetteurs, il s'est produit des modifications définitives. Si on remet de l'alcool dans le circuit, les mécanismes acquis sont réactivés instantanément, comme jadis. Autrement dit : alcoolique un jour, alcoolique toujours.

    Il n'y a donc pas d’ "anciens" ou "ex-alcooliques", il y a des alcooliques qui boivent, et des alcooliques rétablis qui ne boivent pas du tout d'alcool. Des alcooliques abstinents. Qui sont toujours des alcooliques, mais sans présenter aucun des symptômes de l'alcoolique "en activité".

    Le temps d'abstinence ne fait rien à l'affaire : si un alcoolique reboit un verre, après deux ans, dix ans, vingt ans, s’il oublie qu’il est alcoolique, il rechute. C'est à dire qu'immédiatement, ou après un court laps de temps, il va se remettre à boire comme avant, à nouveau sans pouvoir s'arrêter. La rechute peut être plus ou moins grave (elle peut être mortelle), plus ou moins longue, mais il y a rechute, et en aucun cas une simple reconsommation, ni une nouvelle virginité.

    Par rapport à l'ingestion d'alcool, un alcoolique est toujours alcoolique, sa vie durant.

    Poser cette question "Est-on alcoolique à vie ?" laisse entendre en filigrane qu'on voudrait bien que ce ne soit pas le cas. L'alcoolisme demeure quelque part une déficience honteuse. C'est un mot précis mais qui reste aussi une injure. Pour passer l'éponge, effacer le passé, il faudrait que le comportement redevienne socialement normal, que l'alcoolique, maintenant assagi, puisse boire "comme tout le monde". Sinon la réintégration dans le troupeau n'est pas complète, la stigmatisation demeure.

    Ce que les gens ne voient pas d'emblée, ni les abstinents de fraîche date, ni le reste de la société, c'est qu'être alcoolique à vie est plus proche de la bénédiction que de la calamité. L'alcoolique qui durablement ne boit pas d'alcool, peut se rétablir dans tous les autres aspects de son existence et, souvent, avoir une vie meilleure que dans la partie alcoolisée. L'abstinence est le passage obligé qui lui permet de reconquérir qualité de vie, liberté, bien-être.

    Mais, pour l'instant, l'image déplorable de l'abstinence occulte encore souvent cette perpective.


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  • L’alcoolisme est-il génétique ?

    Il existe un nombre croissant de preuves scientifiques que l’alcoolisme a une composante génétique, mais le gène susceptible d’être impliqué n’a pas encore été identifié.

    Les études sur des animaux de laboratoire ainsi que sur des sujets humains indiquent que les facteurs génétiques jouent un rôle majeur dans le développement de l’alcoolisme, mais plusieurs de ces facteurs restent indéterminés.

    Une étude américaine affirme que l’utilisation de bière active produit la libération de dopamine dans notre cerveau, ce qui nous pousserait à la consommation d’alcool. Cette étude vise à identifier les gènes responsables d’une vulnérabilité accrue à développer une dépendance à l’alcool.

    Mickaël Naasila est professeur de physiologie et de biologie cellulaire dans le groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances à l’Onserm, il affirme que la fragilité à développer l’alcoolisme dépend de l’interaction entre des facteurs génétiques et environnementaux. Ces causes génétiques pèsent un poids difficile à préciser dans cette fragilité, environ 50 %. Cela démontre que nous héritons bien de variantes génétiques.

    « La consommation d’alcool est influencée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux », a déclaré Gene Erwin, PhD, professeur de sciences pharmaceutiques à l’école de pharmacie de CU, « cette étude indique que les facteurs génétiques jouent un rôle plus important, et nous essayons de comprendre la puissance de ces facteurs génétiques ». Si l’alcoolisme peut être attribué à un gène ou à une combinaison de gènes, comment les informations sont-elles utilisées ?

    La recherche pourrait aider à identifier les jeunes présentant un risque de devenir alcooliques et pourrait conduire à des efforts de prévention précoce.

    Des solutions psychothérapeutiques qui peuvent aider à guérir de l’alcoolisme

    La psychothérapie de la toxicomanie ou de l’alcoolisme est axée sur la modification de comportements inadaptés.Les gens qui abusent de drogues ou d’alcool le font généralement comme un moyen de faire face à des expériences, des souvenirs ou des événements qui accablent leurs émotions. Même s’ils avaient développé des stratégies d’adaptation appropriées, les gens qui abusent de ces substances se contentent de la satisfaction immédiate qu’apportent les drogues et l’alcool plutôt que d’affronter les questions qui se posent à eux.

    Un thérapeute qui se spécialise dans le traitement des toxicomanies va aider un patient à se fixer des objectifs réalisables à court terme afin de le responsabiliser. Une fois que la sobriété est atteinte, les compétences en santé et d’adaptation peuvent être enseignées et développées, et le thérapeute et le patient peuvent commencer à explorer les questions qui ont conduit à la dépendance, en utilisant les nouvelles stratégies d’adaptation.

    Ensemble, le patient et le thérapeute vont travailler pour définir des objectifs à plus long terme qui comprennent la reconstruction des relations brisées, en acceptant la responsabilité et la libération de la culpabilité. Un thérapeute compétent peut aider quelqu’un de dépendant à la drogue ou à l’alcool à surmonter sa dépendance et le mettre sur la voie de la réalisation de la vie qu’il désire vraiment.

    Mon-Psychotherapeute.Com


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